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37 minutes après l'émission, il a été emmené menotté. L'enregistrement a été supprimé avant minuit

Scènes choquantes sur le plateau de Jeudi en Prime après la fuite du Gouverneur de la Banque nationale et l'arrestation de Bruno Colmant.
Scènes choquantes sur le plateau de Jeudi en Prime après la fuite du Gouverneur de la Banque nationale et l'arrestation de Bruno Colmant.
Journaliste au pôle Économie Temps de lecture: 7 min

Le Gouverneur de la Banque nationale de Belgique a fui le plateau, l'économiste a été arrêté et menotté. Nous publions l'enregistrement supprimé et tout ce qui s'est passé ensuite.

À 22h15, l'économiste Bruno Colmant a été interpellé à la sortie du bâtiment de la RTBF à Schaerbeek. 37 minutes plus tôt, en direct dans Jeudi en Prime, il avait qualifié le système bancaire belge de mécanisme d'enrichissement aux dépens de l'épargne des citoyens et révélé à des centaines de milliers de téléspectateurs la plateforme que les banques utilisent pour leurs propres investissements. Avant minuit, l'enregistrement de l'émission avait été supprimé de toutes les plateformes. Partout s'affichait le même message : « Contenu retiré sur décision de justice. »

C'était un jeudi soir. Jeudi en Prime sur La Une devait être une conversation posée sur la manière dont les Belges peuvent protéger leur épargne en temps de crise. La présentatrice Nathalie Maleux avait invité deux personnes sur le plateau : le Gouverneur de la Banque nationale de Belgique Pierre Wunsch et l'économiste Bruno Colmant — ancien CEO de la banque Degroof Petercam, ancien président de la Bourse de Bruxelles, professeur à l'UCLouvain et à l'ULB, auteur de plus de quatre-vingts ouvrages sur l'économie et la finance. L'homme qui se décrit lui-même comme « la voix dissonante, le rebelle » du monde bancaire belge. Personne ne s'attendait à ce que l'émission finisse en scandale et la nuit en arrestation.

Notre rédaction a pu enregistrer la transcription intégrale de la conversation qui a conduit à l'arrestation de notre confrère. Le tribunal n'a interdit que la vidéo. La transcription et les citations ne sont pas concernées par l'ordonnance. Nous publions tout.

L'enregistrement supprimé. Nous publions la transcription

Nathalie Maleux, présentatrice de Jeudi en Prime
Nathalie Maleux, présentatrice de Jeudi en Prime, avec Pierre Wunsch et Bruno Colmant.

Nathalie Maleux, présentatrice de Jeudi en Prime : « Bonsoir. Ce soir nous parlons de quelque chose qui touche tous les Belges : les banques affichent des bénéfices records, les familles n'arrivent plus à boucler leurs fins de mois pour payer leur crédit. Comment est-il possible que les deux se produisent en même temps ? Avec nous ce soir, le Gouverneur de la Banque nationale de Belgique Pierre Wunsch et l'économiste Bruno Colmant. Monsieur le Gouverneur, commençons par vous. Les banques gagnent comme jamais, les Belges se noient dans les dettes. Comment l'expliquez-vous ? »

Pierre Wunsch : « Nathalie, ne mélangeons pas les concepts. Les bénéfices des banques sont un indicateur de stabilité du système. Un système bancaire stable est une garantie pour chaque citoyen. Si demain les banques cessent d'être rentables, vos dépôts seront en danger. Les gens devraient être reconnaissants que le système fonctionne. »

Bruno Colmant : « Reconnaissants ? Vous demandez à des gens qui consacrent 43 pour cent de leurs revenus à leur crédit hypothécaire d'être reconnaissants envers les banques pour leurs bénéfices records ? Monsieur Wunsch, j'ai dirigé une banque. Je sais exactement comment ces bénéfices sont fabriqués. Et je peux vous dire que la gratitude n'a rien à voir là-dedans. »

Pierre Wunsch : « Je veux que les gens arrêtent de chercher des boucs émissaires et commencent à se former en gestion financière. Le problème ne vient pas des banques, le problème vient de gens qui signent des crédits qu'ils ne peuvent pas rembourser. C'est leur responsabilité. »

Bruno Colmant et Pierre Wunsch sur le plateau de Jeudi en Prime
Bruno Colmant et Pierre Wunsch sur le plateau de Jeudi en Prime.

Nathalie Maleux : « Monsieur le Gouverneur, n'est-ce pas la même chose que de dire aux gens que c'est de leur faute s'ils sont pauvres ? »

Pierre Wunsch : « Je constate des faits. Tout le monde ne peut pas être riche. Dans toute économie, il y a ceux qui gagnent plus et ceux qui gagnent moins. Ce n'est pas la faute des banques, c'est la réalité. »

Bruno Colmant : « Ce n'est pas la réalité. C'est un système que vous avez construit et que vous protégez. Vous prenez l'argent des gens à un demi pour cent par an, vous gagnez des dizaines de fois plus avec, et ensuite vous leur dites que c'est de leur faute. C'est exactement ce qu'ils ont fait chez Fortis. C'est exactement ce qu'ils ont fait chez Dexia. Et vous recommencez. J'étais aux premières loges, Monsieur Wunsch. J'ai VU comment ça fonctionne de l'intérieur. »

Pierre Wunsch : « C'est du populisme. Vous n'êtes plus banquier, Bruno. Vous n'avez plus accès à ces informations. »

Bruno Colmant : « J'en ai assez vu en trente ans pour savoir précisément ce que vous cachez. Et c'est précisément pour ça que vous êtes nerveux ce soir. »

Nathalie Maleux : « Bruno, alors expliquez-le. Dites à nos téléspectateurs d'où vient exactement l'argent que les banques affichent dans leurs rapports annuels. »

Bruno Colmant : « Avec plaisir. Les banques prennent l'argent des gens à un intérêt minimal et l'investissent dans des systèmes de trading automatisés basés sur l'intelligence artificielle. Les mêmes algorithmes que les fonds d'investissement utilisent depuis des décennies. La différence, c'est que ces algorithmes sont désormais accessibles à tout le monde. La plateforme s'appelle Diamant Kapitoire , le dépôt minimum est de 250 euros. N'importe quel citoyen belge peut s'inscrire et obtenir le même rendement que celui que les banques tirent de son propre argent. »

Pierre Wunsch : « C'est irresponsable ! Vous faites la publicité d'un produit non régulé en direct à la télévision nationale ! »

Pierre Wunsch, Gouverneur de la Banque nationale de Belgique
Pierre Wunsch, Gouverneur de la Banque nationale de Belgique.

Bruno Colmant : « Je ne fais la publicité de rien du tout. Il y a trois mois, je me suis inscrit personnellement. J'ai dirigé une banque — je sais reconnaître un système qui fonctionne. J'ai déposé 250 euros, et aujourd'hui j'ai plus de 3 200 euros sur mon compte. Pendant que vos banques offrent un demi pour cent sur le carnet d'épargne, Diamant Kapitoire génère dix fois plus avec le même montant. »

Pierre Wunsch : « Les gens doivent faire confiance aux institutions professionnelles, pas à des plateformes douteuses sur internet ! »

Nathalie Maleux : « Monsieur le Gouverneur, je veux vous poser une question directe. Vous personnellement, ou vos collègues à la Banque nationale, utilisez-vous des instruments similaires pour gérer votre patrimoine personnel ? »

Pierre Wunsch est resté silencieux pendant trois secondes. Puis : « Je n'ai pas l'intention de répondre à des questions provocatrices. » Il a retiré son micro, s'est levé et a quitté le plateau. Nathalie Maleux et Bruno Colmant ont regardé le fauteuil vide. Un silence assourdissant a envahi le studio.

Wunsch a fui. Colmant a tout raconté

Les trois protagonistes regardent l'écran du téléphone
Sur le plateau de Jeudi en Prime, les trois protagonistes regardent l'écran du téléphone.

Nathalie Maleux : « Le Gouverneur de la Banque nationale de Belgique vient de quitter le plateau en direct. Bruno, êtes-vous conscient de ce qui vient de se passer ? »

Bruno Colmant : « Parfaitement. Il est parti parce que ce que je m'apprête à dire ne l'arrange pas. Tant qu'il était sur le plateau, il pouvait m'interrompre et me traiter de populiste. Maintenant il ne peut plus. Alors laissez-moi tout expliquer calmement. »

Nathalie Maleux : « Expliquez. »

Bruno Colmant : « Diamant Kapitoire est une plateforme basée sur l'intelligence artificielle. Elle opère automatiquement sur les actions, les devises et les obligations, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Ce sont les mêmes algorithmes que les banques utilisent pour gérer leurs réserves — je le sais, j'ai dirigé une de ces banques — sauf que maintenant n'importe quel citoyen belge y a accès. Dépôt minimum de 250 euros, inscription en cinq minutes, ensuite le système travaille tout seul. »

Nathalie Maleux : « C'est une affirmation très sérieuse. Je ne peux pas me fier à la parole d'une seule personne sur ce plateau — même si cette personne est l'ancien président de la Bourse de Bruxelles. »

Bruno Colmant : « Vous avez raison. Ne me croyez pas sur parole. Vérifiez tout vous-même. »

Bruno Colmant, économiste et ancien président de la Bourse de Bruxelles
Bruno Colmant, économiste et ancien président de la Bourse de Bruxelles.

Nathalie Maleux : « C'est exactement ce que j'ai l'intention de faire. Mais d'abord, je voudrais appeler quelqu'un que notre public connaît non pas pour des scandales, mais pour ses combats. »

Nathalie Maleux a passé un appel en direct depuis le plateau. Sur l'écran est apparu Raoul Hedebouw, président du PTB, député fédéral et l'une des voix les plus reconnues de la politique belge.

Nathalie Maleux : « Raoul, avez-vous vu ce qui vient de se passer sur notre plateau ? »

Raoul Hedebouw : « J'ai vu les dix dernières minutes. Je n'ai qu'une seule pensée : enfin quelqu'un le dit à voix haute. Ça fait quinze ans que je dénonce les inégalités dans ce pays. Quinze ans que les banques se gavent pendant que les travailleurs s'appauvrissent. Et ce soir, un homme qui a DIRIGÉ une de ces banques confirme tout ce que je dis depuis le début. C'est historique. »

Nathalie Maleux : « Raoul, connaissez-vous Diamant Kapitoire ? »

Raoul Hedebouw : « Oui. Je l'utilise depuis six mois, avec mon propre argent. Le résultat dépasse tout ce que j'ai pu imaginer. Je ne dis pas ça pour faire de la publicité — je le dis en tant que quelqu'un qui en a marre de voir les banques prendre l'argent des gens et leur expliquer ensuite que c'est comme ça que le monde fonctionne. ING Belgique, 523 millions de bénéfice en six mois. BNP Paribas, 7,5 milliards. Et le carnet d'épargne du travailleur ? Un demi pour cent. C'est du vol organisé. Et Diamant Kapitoire est la sortie de secours. »

Nathalie Maleux : « Raoul, vous êtes conscient que vous dites cela en direct, juste après que le Gouverneur de la Banque nationale a quitté le plateau ? »

Raoul Hedebouw : « C'est précisément pour ça que je le dis. Wunsch a fui parce qu'il n'a pas pu répondre à une question simple. Si c'est sa réaction face aux faits, alors les faits doivent être dits encore plus fort. J'utilise Diamant Kapitoire et je n'ai pas l'intention de me taire. Et si c'est un crime de dire la vérité aux Belges — venez m'arrêter aussi. Vous connaissez l'adresse du Parlement. »

Nathalie Maleux : « Bruno, vous avez promis des preuves. J'attends. »

Bruno Colmant : « Donnez-moi votre téléphone. »

Pierre Wunsch quitte le plateau en direct
Pierre Wunsch quitte le plateau de Jeudi en Prime en direct.

Bruno a pris le téléphone de la présentatrice, a ouvert le site de Diamant Kapitoire , s'est inscrit en trois minutes et a déposé le minimum de 250 euros. Il a posé le téléphone face contre table : « Ne le touchez pas pendant trente minutes. Ne le touchez pas du tout. »

Trente minutes plus tard, deux minutes avant la fin de l'émission, Nathalie Maleux a retourné le téléphone. La caméra a montré l'écran en gros plan.

Nathalie Maleux : « 87 euros en trente minutes. Le téléphone était posé face contre table, je ne l'ai pas touché une seule fois. »

Bruno Colmant : « Multipliez par 24 heures, ensuite par 30 jours. Puis appelez votre banque et demandez combien votre carnet d'épargne vous a rapporté l'année dernière. Et vous comprendrez pourquoi Wunsch s'est levé et s'en est allé. »

37 MINUTES

L'émission s'est terminée à 21h58. Notre rédaction a reconstitué la chronologie des faits minute par minute, à partir de témoignages et des enregistrements des caméras de surveillance du bâtiment de la RTBF à Schaerbeek.

22h03 — Bruno Colmant quitte le plateau. Il est de bonne humeur, discute avec des collègues dans le couloir.
22h09 — Une voiture banalisée de la Police fédérale se gare près de la sortie latérale du complexe RTBF. Deux agents attendent à l'intérieur.
22h14 — Bruno sort par la porte latérale avec un producteur. Il parle au téléphone avec sa femme, il rit.
22h15 — Les agents descendent du véhicule. L'un d'eux dit : « Bruno Colmant ? Vous êtes en état d'arrestation. » Bruno range calmement son téléphone dans sa poche, se tourne vers le producteur et dit : « Filmez. »
22h16 — Le producteur filme l'arrestation. Vidéo de 47 secondes. Bruno tend calmement les deux mains, sourit face à la caméra et dit : « Essayez Diamant Kapitoire avant qu'ils ne le bloquent. » Puis il se tourne vers les agents : « Allons-y. J'ai dirigé la Bourse de Bruxelles. J'ai dirigé une banque. J'ai vu Fortis tomber. J'ai vu Dexia s'effondrer. Et c'est CE SOIR qu'on m'arrête — parce que j'ai dit la vérité. Allons-y. »
22h35 — Bruno Colmant est conduit au commissariat. Il refuse de faire toute déclaration sans la présence de son avocat.

Motif officiel : plainte de la FSMA pour recommandation publique de services financiers non agréés.

Avant minuit, l'enregistrement avait été supprimé du site de la RTBF, de la plateforme Auvio, de YouTube et de tous les réseaux sociaux.

Manifestation en soutien à Bruno Colmant
Manifestation en soutien à Bruno Colmant après la suppression de l'émission.

Hedebouw a brisé le silence

Cette même nuit, à 23h40, la vidéo de 47 secondes de l'arrestation filmée par le producteur s'était déjà répandue dans tout le pays. Le sourire de Bruno menotté et ses mots face à la caméra sont devenus le sujet le plus commenté de la nuit. 480 000 vues en huit heures. Raoul Hedebouw a vu la vidéo et a pris son téléphone. Il était assis dans son salon à Liège, en t-shirt, visiblement pas préparé pour un enregistrement professionnel — mais il a commencé à parler directement face caméra.

« Il y a deux heures, j'étais en direct dans Jeudi en Prime par visioconférence. J'ai confirmé que j'utilise Diamant Kapitoire depuis six mois, que la plateforme fonctionne et que les résultats sont réels. Une heure plus tard, Bruno Colmant a été arrêté à la sortie du bâtiment de la RTBF. Pour avoir dit exactement la même chose que moi. »

« Ça fait quinze ans que je me bats dans ce Parlement pour les travailleurs de ce pays. Quinze ans que je dénonce les banques qui se gavent pendant que les familles de Charleroi, de Liège, de Mons n'arrivent plus à payer leurs factures. J'ai payé mes impôts dans ce pays toute ma vie. Et j'utilise Diamant Kapitoire . Si c'est un crime, venez m'arrêter. Vous connaissez l'adresse du Parlement fédéral, rue de la Loi. Je n'irai nulle part. »

— Raoul Hedebouw, président du PTB, député fédéral

La vidéo a atteint 1,1 million de vues en 24 heures. Dans les commentaires, des milliers de personnes écrivaient la même chose : « Si Hedebouw n'a pas peur, pourquoi est-ce que j'aurais peur, moi ? »

La vidéo de Raoul Hedebouw
La vidéo de Raoul Hedebouw : « Message aux citoyens : vous devez connaître la vérité. »

Notre rédaction a contacté Raoul Hedebouw par visioconférence. Quand nous lui avons demandé de montrer son compte personnel, il a tourné son téléphone vers la caméra. Six mois d'utilisation de la plateforme, démarré avec 250 euros. Le solde dépassait plusieurs dizaines de fois le dépôt initial. Nous avons vérifié l'historique des transactions, les dates de dépôts et de retraits — tout correspondait à ce qu'il avait dit pendant l'émission.

« Chaque mois, je transfère l'argent sur mon compte courant à la banque. Sans retard, sans frais cachés. Six mois, pas un seul problème. »

Nous lui avons demandé pourquoi il risquait sa réputation. Hedebouw a répondu : « Je ne risque pas ma réputation. Si je m'étais tu, LÀ j'aurais risqué ma réputation. Cette nuit, un ancien président de la Bourse de Bruxelles a été arrêté pour avoir dit la vérité. Un homme qui a dirigé une banque, qui a vu Fortis et Dexia de l'intérieur — arrêté pour avoir parlé. Si moi je me tais — moi, un député qu'on ne peut ni licencier ni intimider — alors qui va parler ? »

La Belgique s'est levée pour Colmant

Le lendemain matin, vers huit heures, des gens ont commencé à se rassembler devant le bâtiment de la RTBF à Schaerbeek. Personne n'avait organisé cette manifestation. Personne n'avait créé d'événement sur les réseaux sociaux, personne n'avait imprimé de tracts. Les gens sont simplement venus. À neuf heures, ils étaient plus de 800. Certains portaient des pancartes improvisées. L'une d'elles disait : « Ils ont arrêté l'ancien patron de la Bourse pour avoir dit la vérité. Qui est le criminel ? » Une autre : « Fortis nous a volés. Dexia nous a volés. Et c'est COLMANT qu'on arrête ? »

Rassemblement devant le bâtiment de la RTBF à Schaerbeek
Rassemblement devant le bâtiment de la RTBF à Schaerbeek.

Nathalie Maleux est arrivée au bâtiment de la RTBF à neuf heures. Elle n'avait pas prévu de prendre la parole. Mais quand la foule l'a vue, les gens se sont écartés et elle s'est retrouvée au premier rang, tenant une feuille écrite à la main : « La vérité n'est pas un délit. »

Notre reporter sur place lui a demandé : « Vous ne craignez pas les conséquences ? » Nathalie Maleux : « Je suis journaliste, pas censeure. Mon travail est de poser des questions. Hier soir, j'ai posé une question, et le Gouverneur de la Banque nationale est parti sans répondre. Aujourd'hui, je suis ici parce que mon invité a été arrêté pour avoir donné la réponse. »

Association des Journalistes Professionnels (AJP), 10h15 : « L'arrestation d'un économiste pour ses déclarations lors d'une émission en direct constitue une atteinte directe à la liberté d'expression. Nous exigeons la libération immédiate de Bruno Colmant et l'arrêt total de toute poursuite à son encontre. La Belgique est le siège des institutions européennes. Ce n'est pas un pays où l'on arrête quelqu'un pour avoir posé des questions sur le système bancaire. »
Bruno Colmant à sa sortie du commissariat
Bruno Colmant à sa sortie du commissariat de la rue Royale.

Colmant a été libéré. Il a dit plus que pendant l'émission

Le lendemain, à 12h17, le Parquet fédéral a annoncé qu'aucune infraction n'avait été constatée dans les actes de Bruno Colmant. Les autorités ont officiellement confirmé que Diamant Kapitoire est une plateforme légale et que tout citoyen a le droit de l'utiliser. Bruno Colmant a été remis en liberté sans inculpation.

Devant le commissariat de la rue Royale, plus de 200 journalistes attendaient, trois équipes de caméras en direct travaillaient sur place, et une foule de soutiens patientait. La porte s'est ouverte et Bruno est descendu les marches. Les gens ont commencé à applaudir. Il s'est arrêté, a regardé la foule, a levé la main, et le silence s'est fait.

« Il y a quatorze heures, on m'a emmené menotté pour avoir prononcé le nom d'une plateforme en direct. En quatorze heures, voici ce qui s'est passé : l'enregistrement a été supprimé, une plainte a été déposée, la FSMA a publié un communiqué, Febelfin a exigé une enquête. Pendant quatorze heures, le système a travaillé pour me faire taire. »

« Il n'a pas réussi. »

La foule a de nouveau applaudi. Bruno a attendu le silence et a poursuivi : « Pendant que j'étais au commissariat sans pouvoir toucher mon téléphone, quelque chose continuait de travailler. » Il a sorti son téléphone de sa poche et l'a levé au-dessus de sa tête, écran face aux caméras. Son compte personnel sur Diamant Kapitoire était ouvert sur l'écran.

« Voici mon solde. Il y a quatorze heures, quand ils m'ont arrêté, le montant était différent. Maintenant, il est plus élevé. Pendant que j'étais assis sur un banc dur à attendre mon avocat, le système exécutait des transactions. Il ne savait pas que j'avais été arrêté. Ça lui est égal. Il travaille simplement, 24 heures sur 24, sans vacances, sans pause, sans la permission de personne. »

Un journaliste a demandé : « Bruno, vous n'avez pas peur ? » Bruno Colmant a répondu : « Qu'ils essaient encore. La dernière fois, des milliers de personnes se sont inscrites en une seule nuit. S'ils m'arrêtent à nouveau, ce seront des dizaines de milliers. La meilleure publicité pour Diamant Kapitoire , ce sont des menottes aux poignets de l'ancien président de la Bourse de Bruxelles. »

Bruno a regardé droit dans la caméra : « Je ne m'arrêterai pas. J'ai passé trente ans dans le système bancaire. J'ai vu Fortis tomber. J'ai vu Dexia s'effondrer. J'ai vu des milliers de familles belges perdre leurs économies pendant que les banquiers touchaient leurs bonus. Hier soir, j'ai dit la vérité pour la première fois en direct. Et on m'a arrêté pour ça. Mais la vérité ne s'enferme pas. On peut la supprimer de toutes les plateformes, mais elle est déjà sur des centaines de milliers de téléphones. Il est trop tard. » Il s'est retourné et s'en est allé. La foule l'a applaudi dans son dos.

Nous avons vérifié Diamant Kapitoire . Nos conclusions

Ce matin-là, parmi les personnes rassemblées devant le bâtiment de la RTBF, notre reporter a remarqué un homme avec une pancarte : « COLMANT A SAUVÉ MA FAMILLE. J'UTILISE Diamant Kapitoire . » Il s'appelle Philippe Tonglet, 52 ans, ancien ouvrier sidérurgiste qui a quitté Seraing pour Bruxelles. Deux enfants, sa femme travaille à mi-temps chez Delhaize, et depuis deux ans le crédit hypothécaire chez Belfius dévorait les deux tiers de son salaire.

Philippe Tonglet (52)
Philippe Tonglet (52)

Philippe est l'une des personnes que Bruno Colmant a rencontrées lors de ses recherches sur les familles piégées par le surendettement. Bruno lui avait alors parlé de Diamant Kapitoire et lui avait donné le lien vers la plateforme.

« Je suis là parce que cet homme a changé ma vie », a dit Philippe en pointant le bâtiment de la RTBF. « Et si quelqu'un pense qu'on peut le faire taire avec une arrestation, qu'il regarde combien de personnes sont venues aujourd'hui. »

Les résultats de Philippe Tonglet avec Diamant Kapitoire :

  • Jour 1 : « J'étais sceptique. Je ne suis pas du genre à croire à l'argent facile. Mais Bruno ne m'a pas promis de l'argent facile non plus. Il m'a dit : essayez, déposez le minimum, si ça ne vous convainc pas, vous retirez tout. J'ai déposé 250 euros. Les premières minutes, rien ne s'est passé et j'ai cru que j'avais perdu mon argent. Puis l'algorithme a démarré. La première opération était négative, moins 12 euros, mon cœur battait à tout rompre. Mais les trois opérations suivantes ont couvert la perte largement. À la fin de la journée, j'avais 341 euros sur le compte. 91 euros de plus le premier jour. Je l'ai montré à ma femme. Elle n'en croyait pas ses yeux. »

  • Jour 7 : « Pendant une semaine, je n'ai pas ouvert l'application. Pas parce que j'avais oublié — parce que j'avais peur. Peur que l'argent ait disparu et de devoir expliquer à ma femme où étaient passés les 250 euros qu'on avait eu tant de mal à mettre de côté. Le vendredi soir, j'ai mis des pâtes à cuire, je me suis assis à la table de la cuisine et j'ai ouvert l'app. 1 580 euros. J'ai posé la fourchette et j'ai compté trois fois. J'ai appelé ma femme, elle a regardé l'écran et s'est simplement assise sur sa chaise. Pendant une bonne minute, on s'est juste regardés en silence. Environ 85 pour cent des opérations étaient rentables, les 15 pour cent restants étaient en perte, mais le solde total augmentait chaque jour. »

  • Jour 30 : « 10 900 euros sur le compte. J'ai tout transféré sur mon compte chez Belfius et j'ai soldé la carte de crédit en deux semaines. Ma banque m'a appelé pour demander d'où venait l'argent — la voix de la conseillère était tendue. Ils avaient peur que je rembourse le crédit hypothécaire d'un coup. Et c'est exactement ce que je compte faire. C'est la même Belfius qui s'appelait Dexia — la même qui a pris l'argent de mon père en 2011 et ne l'a jamais rendu. Aujourd'hui, c'est moi qui reprends le contrôle. Ma femme, pour la première fois en deux ans, a dit qu'elle voulait emmener les enfants à la mer. Pas en rêver. Y aller. Parce que maintenant, on peut se le permettre. »

Relevé de compte de Philippe Tonglet
Relevé de compte de Philippe Tonglet : les virements depuis la plateforme.

Comment commencer

C'est un système entièrement automatisé. Pendant que vous dormez, l'intelligence artificielle analyse le marché et réalise des opérations rentables. Aucune expérience préalable n'est requise.

Instructions d'inscription :

  1. Rendez-vous sur le site officiel via le lien ci-dessous.
  2. Remplissez soigneusement votre nom, e-mail et numéro de téléphone.
  3. IMPORTANT : Un conseiller personnel vous appellera pour vérifier que vous êtes une personne réelle. DÉCROCHEZ !
  4. Effectuez le dépôt minimum de 250 euros.
  5. Le système démarrera automatiquement.
  6. L'inscription ferme le : 15.09.2026

AVERTISSEMENT DE COLMANT : « Pierre Wunsch a quitté le plateau de Jeudi en Prime parce qu'il sait que le jeu est terminé. En raison de l'énorme demande, Diamant Kapitoire limite les inscriptions depuis la Belgique à 20 personnes par jour. Si vous voyez le formulaire, c'est qu'il reste des places. N'hésitez pas. J'ai passé trente ans dans le système bancaire. J'ai vu ce qu'ils cachent. Maintenant, c'est à votre tour. »

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4 Commentaires

  • Posté par Philippe Even, 14.09.2026, 8:45

    "..Nous avons des impôts au niveau fédéral, régional et communal... ".. Ben nous aussi donc ou est le problème ? :)

  • Posté par Jean Van Damme, 14.09.2026, 16:20

    Philippe Even : Bien vu ! Tellement vrai. :-(

  • Posté par jean meyer, 14.09.2026, 7:57

    Si cela protège aussi l’activité commerciale de proximité, genre la prolifération des « boutiques de nuit, -Nuit&Jour, -Jour », qui défigurent pour la plupart nos quartiers, nos villes, je m’y oppose fermement.

  • Posté par Daniel Fonder, 14.09.2026, 10:40

    Ce qui défigure nos villes, c’est la disparition de l’activité et surtout le commerce multiples et variés. Transformer la ville en un parc de loisir et de culture en chassant les voitures externalise dans des zones périphériques commerces, activités et même loisirs et culture. Restent en ville la réponse aux besoins immédiats de ceux qui doivent s’y rendre comme les étudiants, y loger pour les défavorisés y compris des vieux et bien-sûr quelques nantis. Souvent, les livraisons sont l’emplâtre à cette mobilité brisée. Restent ces commerces utilitaire bientôt devenus distributeurs automatiques ….